Les opérations virtuelles, outil de perfectionnement des chirurgiens

conducted for Logistic Ltd

Fondation Canada-Israel pour la recherche et le development industrielsLes opérations virtuelles, outil de perfectionnement des chirurgiens

Deux entreprises s’unissent pour créer une solution de formation chirurgicale qui leur rapportera des dizaines de millions de dollars

L’entreprise canadienne: Quanser Inc.

L’entreprise israélienne: Simbionix Corporation (acquise par la société 3D Systems en juillet
2014)

Secteur: Sciences de la vie; Technologies de L’information et de la Communicationlogies

Opportunity

Imaginez qu’en guignant par le trou d’une serrure, vous puissiez apercevoir les plus petits recoins des organes du corps humain. La chirurgie laparoscopique, ou micromanipulation chirurgicale, est une technique de chirurgie mini-invasive qui permet de le faire. À l’aide d’un laparoscope (un tout petit télescope muni d’une caméra), le chirurgien peut explorer l’intérieur des organes du corps de ses patients. Après avoir effectué de minuscules incisions dans la peau du patient, il insère cet instrument et le dirige de manière à explorer la zone de l’opération sur un écran vidéo. Cette technique avantage considérablement le patient, qui se remet beaucoup plus rapidement de son opération sans trop de douleur ni de perte de sang. Elle atténue aussi les risques d’infection. On l’utilise pour diagnostiquer les maladies du foie, du pancréas ou le cancer colono-rectal, pour évaluer les blessures internes et pour surveiller les maladies chroniques. Reconnaissant l’importance de ce nouvel instrument, une équipe de R et D Canada-Israël entend améliorer la qualité de la formation dans ce domaine de la chirurgie.

Objectif

Des leaders industriels canadiens et israéliens ont créé l’un des outils de laparoscopie les plus efficaces qui existent. Grâce à la technologie haptique qui recrée les sensations du toucher, cet instrument simule une laparoscopie au cours de laquelle le chirurgien visualise la zone de l’opération tout en ressentant les sensations qu’il aurait en exécutant réellement la procédure chirurgicale.

Avec l’aide du Programme de collaboration Ontario-Israël géré par la FCIRDI, ce projet de R et D a réuni :

  • Quanser Inc., une entreprise canadienne en tête de file mondiale dans la conception de pointe et la fabrication de systèmes de commande en temps réel pour l’industrie, l’enseignement et la recherche; et
  • Simbionix Corporation (acquise par la société 3D Systems en juillet 2014), fournisseur mondial de toute une gamme de solutions pour la formation et l’enseignement des médecins et des professionnels de la santé en Israël.

Les partenaires ont allié les logiciels de Simbionix aux appareils de Quanser pour créer ce système de formation. Les fonds de la FCIRDI ont appuyé la construction d’un prototype fonctionnel à partir duquel l’équipe a pu perfectionner et produire l’instrument. Bien décidées à capitaliser sur le marché mondial des appareils de laparoscopie, dont on estime qu’il atteindra près de 8,5 milliards de dollars US d’ici à 2018, les deux entreprises ont lancé leur produit commercial en 2009.

Avantages

Au cours des cinq dernières années, les sociétés Quanser et Simbionix ont continuellement amélioré la qualité et la rentabilité de leur produit. Elles ont déjà vendu plus de 300 systèmes de formation médicale, ce qui représente des recettes se chiffrant à des dizaines de millions de dollars.

“Ce projet de la FCIRDI a eu d’importantes répercussions sur notre entreprise en suscitant sa croissance aussi rapide que spectaculaire. Quand nous avons lancé ce projet en 2007, Quanser comptait 34 employés. En 2010, nos revenus avaient doublé. Nous avons maintenant plus de 60 employés. La FCIRDI nous a permis d’effectuer de la R et D plus risquée et de créer des produits destinés à l’enseignement et à la recherche que l’on utilise déjà dans plus de 80 pays. Ces produits nous ont ouvert de nouveaux marchés dans le secteur universitaire du monde entier. Nous comptons maintenant parmi nos clients plus de 3 500 grandes universités situées dans quatre continents. Enfin, ce produit nous a procuré des flux de revenus durables. C’est extraordinaire pour une entreprise comme Quanser.”

Paul Gilbert, PDG de Quanser